Richard F. Biegenvald
Biegenvald a eu une enfance catastrophique et a passé la plus grande partie de sa vie en prison. Il ne savait rien faire d'autre que voler et tuer. Travaillant dans un parc, lieu de rassemblement pour les jeunes en quête de sexe et de drogue, il assassina au moins quatre adolescentes brunes (peut être plus) et les enterra dans le jardin de sa mère. Mais il était aussi orgueilleux et vantard, et deux de ses "amis" le désignèrent à la police lorsqu'un corps fut découvert dans le parc.
Informations personnellesNom : Richard F. Biegenvald
Surnom : "The Thrill Killer" (celui qui tue "pour le frisson").
Né en : 1940, à Charleston, Staten Island (New York) - USA
Mort le : Toujours en vie, à la Prison d'Etat du New Jersey
Régulièrement battu par son père alcoolique, Richard Biegenvald mit le feu à la maison familiale à l'âge de cinq ans. Il fut placé en observation au Centre Psychiatrique du Comté de Rockland, dans l'état de New York. Durant le reste de son enfance, il fut ballotté d'hôpitaux psychiatriques en maisons de correction. A huit ans, il avait déjà un problème d'alcool, et était un parieur compulsif. A neuf ans, il subit une thérapie expérimentale à base d'électrochocs à l'Hôpital Bellevue de New York. On l'envoya dans la State Training School for Boys (une maison de correction) de Warwick, dans l'état de New York, où il fut accusé de vol et d'avoir incité ses camarades à s'évader. Lors d'une visite chez ses parents, il vola de l'argent à sa mère. Enfin, à 11 ans, il tenta de se suicider en s'immolant par le feu.
Biengenwlad réussit à terminer le collège avec plusieurs années de retard mais ne passa que quelques semaines au lycée. Il partit pour Nashville, dans le Tennesee, où il vola une voiture et fut arrêté par le FBI pour avoir conduit un véhicule volé d'un état à un autre (c'est un crime fédéral). On l'envoya en maison de correction. En 1958, à 17 ans, quelques mois après avoir été libéré, il vola une autre voiture à Staten Island avec un ami, et ils conduisirent vers le nord jusqu'à la ville de Bayonne, dans le New Jersey. Ils tentèrent de dévaliser une supérette et Biegenvald tua le propriétaire, Stephen Sladowski (qui était aussi assistant du procureur). Ils repartirent vers le sud. A Salisbury, dans le Maryland, il blessa un policier. Un peu plus tard, il tira sur des state troopers (policiers des autoroutes) qui tentaient de le forcer à arrêter son véhicule pour excès de vitesse.
Reconnu coupable du meurtre de Sladowski, Biegenvald fut condamné à la prison à vie. Mais il fut libéré sur parole en 1975, après 17 années de prison.
Crimes et châtimentLe New Jersey et l'état de New York
Une fois sorti, le casier judiciaire de Biegenvald ne lui permit pas de trouver mieux que des "petits boulots" et il vécu chez sa mère. Malgré ses cicatrices au visage, Biegenwlad parvint à séduire la fille des voisins, une adolescente de 16 ans. Elle venait d'une bonne famille, elle était intelligente, belle... et aurait pu être sa fille.
En 1977, il cessa de se présenter à son "surveillant" de liberté conditionnelle et le système sembla tout simplement l'oublier... Il fut arrêté à Brooklyn en juin 1980 pour viol, et épousa sa petite amie en prison. La jeune femme violée ne parvint malheureusement pas à le reconnaître lors de la confrontation, mais Biegenvald fut toutefois emprisonné durant six mois lorsque les autorités réalisèrent qu'il avait violé sa conditionnelle.
Libéré de prison, il trouva un emploi comme homme d'entretien à Asbury Park, dans le New Jersey, et s'installa avec sa jeune épouse.
Beaucoup de jeunes femmes disparurent entre 1974 et 1983. La police considérait presque toujours qu'elles étaient des fugueuses et ne faisait pas grand chose pour les retrouver. Elles étaient sans doute parties pour la Californie ou elles avaient été "embarquées" dans un culte démoniaque "à la Manson"...
Asbury Park
Dans les années 80, Asbury Park n'était plus la station balnéaire qu'elle avait été 100 ans plus tôt, ni le parc d'attraction populaire qu'il avait été dans les années 50-60. C'était toujours un centre d'attraction, mais cette fois pour les jeunes à la recherche de drogue, de sexe et de musique. Beaucoup de jeunes femmes y arrivaient durant l'été... et ne revenaient jamais chez elles.
Biegenvald allait parfois "chasser" sur les trottoirs en présence de sa femme et, quelques fois, avec une amie de sa femme. Il montra un cadavre dans son garage à cette amie et lui offrit une bague qui avait appartenue à une autre jeune femme morte. Lorsque le corps d'Anna Olesiewicz, 18 ans, fut découvert derrière le restaurant d'Asbury Park, le 4 janvier 1983, cette amie alla trouver la police. Anna avait été tuée de quatre balles dans la tête, mais pas violée.
A cette époque, Biegenvald avait invité dans son appartement un ami, ancien détenu, dénommé Dherran Fitzgerald. Le 22 janvier, la police perquisitionna l'habitation et découvrit du hashish, des pistolets, une mitrailleuse, une matraque, du LSD et une énorme vipère. Elle arrêta immédiatement les deux amis.
Durant l'interrogatoire, Fitzgerald expliqua avoir aidé Biegenwlad à enterrer des corps de jeunes femmes dans le jardin boisé de la mère de Biegenvald, à Staten Island. Alors qu'il enterrait un corps, il avait découvert les restes d'une autre. Ces deux jeunes femmes, brunes aux cheveux longs, avaient disparu de Point Pleasant, à quelques kilomètres d'Asbury Park. Elles avaient toutes les deux été démembrées. Biegenvald lui avait expliqué qu'il les avait tuées "pour des questions de bizness".
Fitzgerald indiqua également que le corps d'un ancien détenu et informateur de police, William Ward, était enterré à Neptune City, près d'Asbury Park, avec cinq balles dans la tête. Biegenvald fut également suspecté de l'enlèvement et du meurtre d'une adolescente de 17 ans, Betsy Bacon, fille d'un mafioso, qui offrit 100 000 $ à quiconque tuerait Biegenvald. Betsy Bacon avait été vue vivante pour la dernière fois le 20 novembre 1982, alors qu'elle allait chercher des cigarettes. Son corps fut déterré le 15 avril 1983, à Tinton Falls, dans le New Jersey, alors que Biegenvald était déjà emprisonné.
Reconnu coupable de cinq meurtres, il fut condamné à mort par injection. Mais, après deux appels auprès de la Court Suprême, sa peine fut converti en prison à vie.
L'un des gardiens avec qui Biegenwlad a lié des liens d'amitié en prison affirme que le tueur lui a dit avoir tué près de 300 femmes à New York, en Pennsylvanie, dans le New Jersey et dans le Maryland. Biegenvald se vante sûrement, mais il est possible qu'il ait tué plusieurs autres jeunes femmes : elles n'ont jamais été retrouvées parce que la police ne les a jamais cherchées.
VictimesAnna Olesiewicz (18 ans)
Tuée de 4 balles dans la tête.
Son corps, fut découvert derrière le restaurant d'Asbury Park, le 4 janvier 1983.
Maria Ciallella (17 ans)
Tuée de plusieurs balles dans la tête
Son corps était enterré dans le jardin de la mère de Biegenvald
Une jeune femme jamais identifiée
Tuée de plusieurs balles dans la tête
Son corps était enterré dans le jardin de la mère de Biegenvald
Betsy Bacon (17 ans)
Tuée d'une balle dans la tête
Son corps était enterré à Tinton Falls (New Jersey).
William Ward
Tué de 5 balles dans la tête
Son corps était enterré à Neptune City.
Modus OperandiGénéralement, il proposait à des adolescentes, toujours des brunes aux cheveux longs, de le suivre dans sa voiture pour fumer un joint. Une fois qu'il les avait emmenées dans un coin isolé, il leur tirait dessus. L'utilisation d'une arme à feu est plutôt rare chez les tueurs en série, qui préfèrent souvent avoir un contact avec leur victime (arme blanche ou leurs propre mains).
Je ne sais pas s'il les a agressées sexuellement, mais Anna Olesiewicz n'avait pas été violée.
Finalement, il démembrait les corps et les enterrait.
C'est justement parce qu'Anna Olesiewicz n'a pas été enterrée que Biegenvald a attiré l'attention de la police.
Biegenvald pouvait également tuer les personnes qui le gênaient : William Ward, ancien détenu, savait certaines choses compromettantes au sujet de Biegenvald et celui-ci l'a tué pour le faire taire.
MotivationsPeu d'informations pour le moment. Mais Biegenvald a eu une enfance "typique" d'un tueur en série.
Il semble que pour Biegenvald, tuer était une seconde nature. Lorsqu'il désirait quelque chose, il le prenait, et si on voulait l'en empêcher, il tuait. Il considérait les autres êtres humains comme des "éléments" sans valeur, dont il pouvait se débarrasser sans aucun remord. Comme en témoigne son surnom ("Thrill Killer"), il tuait "juste pour le frisson".
Il était également vantard, orgueilleux et tellement sur de lui qu'il a montré des cadavres à ses "amis"... qui se sont empressés de le dénoncer dès que l'occasion s'est présentée